Les Louanges

Les Louanges

Di#se, Eden Dillinger, Les Louanges ? Qui sont-ils ? Les Inouïs du Printemps de Bourges 2019 ont accepté de répondre à nos questions. Voici en premier l'interview de Vincent Roberge, alias Les Louanges.

1. Comment es-tu devenu Inouï ?

Je n'ai pas l'impression de le savoir, j'ai été sélectionné. Il y a eu des sélections pour les représentants du Québec et des gens ont trouvé que j'étais bon.

2. Depuis combien de temps fais-tu de la musique ?

J'ai toujours un peu fait de la musique. Je prenais des cours de guitare à 9 ans, j'ai aimé ça et depuis je n'ai jamais arrêté. Aux équivalents du Lycée, qui sont les CEGEP chez nous (au Québec) un peu entre le lycée et la Fac, j'ai eu des groupes de musique. J'ai toujours avancé dans le même chemin.

3. D'où vient ton nom de scène ?

Les Louanges, c'était un surnom que j'avais quand j'étais adolescent et qui m'a suivi jusqu'à maintenant. Vincent Roberge, c'était un peu mou, sans vie, comme nom d'artiste. Je l'ai carrément mis sur mes albums de fin de Lycée, où il y a une espèce de citation « boboche », parce que mes potes avaient trouvé ça drôle de mettre une citation où il y avait le mot « Louanges » dedans. C'est une preuve noir sur blanc qu'on m'appelait comme ça pour de vrai !

4. Quel est ton artiste préféré, celui qui t'inspire le plus ?

J'en ai beaucoup, mais celui que je dis souvent reste quand même Frank Ocean. Il est dans mon top.

5. Avec quel artiste aimerais-tu faire un duo ?

J'ai fait la première partie de Vendredi sur mer cette semaine (semaine du PDB) et j'aime bien ce qu'elle fait. Donc, peut-être, pourquoi pas, si elle a envie de me parler.

6. Est-ce qu'il y a une musique « honteuse » que tu aimes bien ?

En fait, j'ai un peu étudié le Jazz, et j'aime quand même bien les espèces de truc fusion un peu ringard, ou les espèces de musiques super sulfureuses des années 1980. Barry White c'est un classique, mais moi je parle plus de ces artistes, de ces années là, ou des années 1970. Il y en avait quelques-uns au Québec assez particuliers... Je dirais ça.

7. Une anecdote du lycée à nous raconter ?

Toutes mes anecdotes du lycée ne sont pas...Je sais pas si j'ai le droit de vous les raconter. Mais je n'ai jamais eu de gros problèmes, je m'entendais bien avec les professeurs, j'ai toujours été, je crois, bon élève en surface, mais après bon j'étais un peu le représentant, la façade de mes amis qui étaient un peu plus délinquants que moi. Je savais bien parler aux professeurs. Donc bon, c'est plein de petites anecdotes de lycée de garçons qui n'avaient pas envie de respecter les règles.

8. Si tu devais choisir entre vivre sans musique ou vivre sans sexe, qu'est-ce que tu choisirais ?

Je vais avoir l'air pur, mais j'imagine qu'à un moment donné le corps finit par choisir de vivre sans sexe de toute façon à partir d'un certain âge. Ce serait dommage de ne plus faire de musique à ce moment là. On va dire musique parce que ça fonctionne bien dans un contexte scolaire.

9. Qu'est-ce que tu envisages pour la suite ?

Il y a quelques jours, on a joué à la Boule Noire à Paris, ça s'est bien passé. On a quand même rempli la salle, c'était chouette. On est quand même contents d'être sold out dans une belle salle à Paris. Justement j'ai fait la première partie de « Vendredi sur mer » à Lyon. On joue aujourd'hui, et après le PDB on joue à Besançon, dans le patelin de mon saxophoniste. Après, on va aller jouer à Arbois. Donc il y a ça, et aussi, je travaille déjà sur d'autres matériels car on veut revenir et faire une plus grosse tournée cet automne. Donc, Bourges est pas mal pour essayer de booker quelques concerts.

10. Comment est-ce que tu t'es fait connaître au Québec ?

En ce moment, ça va assez bien au Québec, tous les concerts sont pleins. En fait, ça fait à peu près un an que ça roule un peu plus. Il y a deux ans, j'ai fait « Les Francouvertes » (ndlr : concours de musique Québecois pour promouvoir l'émergence artistique) et ça fait un petit moment que je fais de la musique sous le nom « Les Louanges ». Depuis à peu près fin 2015 je bosse là dessus. Je ne pourrais pas dire à temps plein, car ça ne fait qu'un an que je commence à pouvoir gagner ma vie. Au Québec, ça fonctionne beaucoup avec des genres de concours et des trucs comme ça, et entre autre, j'en ai fait un en 2017 qui s'est bien passé. J'ai été en finale et j'ai pu signer avec un label qui est devenu un de mes deux gérants. Grâce à ça, j'ai pu signer avec une compagnie de disques. Déjà, ce concours m'avait donné un peu de visibilité et puis ensuite, avec la compagnie de disques, ça m'a donné des fonds pour tourner des clips, commencer à écrire mon album, etc... C'est à partir d'il y a un an, disons février 2018, que j'ai commencé à poster des vidéos clips tout les 3 mois, et ça a commencé à monter rapidement. J'ai l'impression d'être encore dans l’ascension. Je suis un nouveau visage, mais cet été, on a beaucoup de shows partout au Québec. Je saute dans la foule dans les concerts et les gens connaissent les paroles, donc c'est cool !

Vous pouvez retrouver le clip « la nuit est une panthère » juste ici :

https://www.youtube.com/watch?v=kBjlEOEhB_M

Et découvrir son album du même nom en magasin ou sur spotify.

Z.Windy

Mise à jour le 6 mai 2019 : orthographe.

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