Ingénieur son, un métier à découvrir

Du mercredi au vendredi, le studio Riff X offrait l’opportunité d’assister à des conférences sur les aspects techniques du milieu artistique et, après avoir eu une définition détaillée du booking, ce fut au tour de l’ingénierie son. "Vendredi 19 avril, Antoine Dabrowski recevait Audrey Schiavi, ingénieure du son. Nous étions là."

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Audrey Schiavi, guitariste-bassiste était l’invitée du jour et elle a tout d’abord expliqué qu’il fallait un certain goût pour la musique.



Les conférenciers ont ensuite évoqué les différents postes pendant un concert. Il y a l’ingénieur qui s’occupe des retours, en effet les musiciens doivent s’entendre entre eux sur scène. L’ingénieur retour a donc besoin de bases techniques mais doit aussi savoir gérer le côté humain puisqu’il doit répondre aux demandes des artistes qui n’ont pas forcément le vocabulaire technique pour formuler leurs besoins. La personne en charge du retour doit surtout éviter les larsens. (Un larsen se produit lorsque qu’un micro est trop près d’une enceinte, c’est une fréquence qui dépasse le spectre qui sort de l’enceinte vers le micro et inversement en s’intensifiant).

Le deuxième poste important lors d’un concert, c’est l’ingénieur de façade. C’est celui qui crée un lien entre les artistes et le public en augmentant le son de tel ou tel instrument pour susciter des réactions. Pour cela, il doit donc effectuer un dialogue artistique avec les musiciens. C’est un chef d’orchestre des temps modernes d’après Audrey.

Ces dernières années, on a pu remarquer une véritable évolution technologique et elle a évidemment entraîné des changements dans le métier. En effet, le métier est plus simple maintenant car il existe du meilleur matériel mais ce changement entraîne aussi une perte de singularité. Avant, les ingénieurs devaient tout le temps faire et refaire les réglages et s’adapter en fonction des salles alors que maintenant tout est préenregistré.

Les deux interlocuteurs ont ensuite parlé de la nouvelle réglementation pour les concerts. L’invité a donc expliqué que cette mesure influençait plus ou moins les lives en fonctions des styles musicaux, elle va par exemple avoir beaucoup plus d’impact sur le rock. Après, la jeunesse a été évoquée dans le cadre d’un échange sur les formations. Pour devenir ingénieur son, ces formations sont généralement privées et impliquent des contrats d’apprentissage, c’est-à-dire apprendre sur le terrain. La professionnelle a également donné des conseils pour les jeunes se lançant dans ce milieu :

  • Observer
  • Avoir de la patience
  • Aimer la musique et/ou la technique
  • Ne pas compter ses heures
  • Et surtout y croire.

Elle a ensuite parlé du fait qu’en tant qu’ingénieur son, on était tout le temps sur la route. Pour conclure, l’invitée a décrit les lives comme des moments avec beaucoup d’adrénaline, d’émotions puisqu’il faut que ça fonctionne et qu’il n’y a pas de seconde chance.

LAL (Laurie, Ambre, Lucie)

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